Sous la chaleur tropicale, nous poursuivons les travaux à bord. Finition de l’étanchéité des hublots, démontage, nettoyage et remise en place des winchs.
Il y a quatre ans, les anciens propriétaires du bateau ont caréner en Malaisie : en route pour Kongkong comme point de départ pour la recherche de ce petit port. Notre mission du jour est de savoir si le chantier maritime existe toujours.
Nous voilà alors parties en ferry de Batam, direction Johor Bahur.
Nous avons de minces informations pour trouver ce port: « aller à Masai en bus, puis direction Kongkong et prendre le chemin dans la forêt à droite ». Pas simple à première vue mais les choses se goupillent bien. Nous trouvons assez rapidement, même si nous finissons la route à pied car le taxi man a peur de salir sa voiture dans le chemin boueux.
Le chantier naval est toujours en activité, c’est une super nouvelle car le bateau à déjà  été sorti là bas et le patron de la marina connait bien le voilier. C’est lui qui a refait entièrement l’aménagement intérieur.
Il y a très peu de voiliers en Indonésie, ce n’est donc pas évident de trouver un chantier capable de s’occuper de ce beau deux mats. Nous repartons de Kongkong heureuses et rassurées.

Direction Desaru, une plage au sud-est de la Malaisie. Cela fait un moment que nous bossons sur le bateau non stop, alors nous avons décidé de nous accorder deux jours de repos. C’est après une longue journée de bus, taxi et ferry que nous découvrons Tanjun-Balau, un lieu populaire et familial où nous sommes encore une fois les seules européennes.
Camping sauvage, feu et musique sur la plage ; de quoi nous ressourcer avant d’affronter le tumulte de Singapour.

La course démarre à Singapour, véritable temple de la consommation. Nous commençons par l’informatique. Tout est démesuré, chaque building regorge d’une quantité de magasins, de restaurants, de gens. Une vraie fourmilière ! Nous faisons la connaissance de Dany, un architecte naval séduit par le projet Sirkus Laut. Il nous aide dans nos recherches de matériel et nous pistonne même sur des possibles représentations de cirque dans plusieurs discothèques du quartier de Little India.
Le soir nous sommes accueillies chez Sidoine et sa famille, un expatrié français. Bref moment de répit avant de reprendre la course le lendemain.
Mission du jour: trouver de l’antifouling de l’époxy, des anodes, et panneaux solaires. Mais nous réalisons qu’il nous manque des informations importantes et qu’il n’est pas chose simple de transporter des produits chimiques entres les frontières, c’est l’apprentissage de la vie.
Nous n’avons pas pu acheter tout ce que nous voulions mais nous repartons avec de très bons contacts et de précieux conseils. Singapour est une ville particulière; certains d’entre vous la connaissent déjà … Une ville en pleine ébullition où les mots d’ordres sont : consommation, propreté et rentabilité. C’est une ville plutôt strict où le chewing-gum est interdit, la cigarette tolérée à proximité d’un cendrier et ultra surveillée.
Retour au bateau après quatre jours d’absence. Quel bonheur de rentrer chez soi !
Ce matin tempête… C’est en sursaut que nous avons été réveillées par un énorme bruit métallique. Il est 6h, en moins de deux nous voilà  sur le pont, nous constatons ébahis qu’un ponton se ballade dans le port et vient de percuter la coque du bateau.
Le vent souffle, nous courons chercher le garde.
La tempête se calme… le pont est amarré plus loin, résultat des courses : trois gros pètes sur la coque… heureusement Alehueteria est en acier et les dommages ne sont pas catastrophiques.
Aujourd’hui il pleut, la mousson s’installe, le temps est à  la gravure. Et oui il faut bien qu’on vous envoie des jolies cartes… 😉

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