Juin 2017: Les réparations continuent !

La préparation du bateau avance à grands pas, tout serait presque prêt, mais un accident de manipulation du moteur oblige Iris à se lancer dans la mécanique ! C’est à dire le démonter, car il s’est rempli d’eau de mer. A ce moment là, découverte d’une étrangeté mécanique, il est également rempli de liquide de refroidissement. Il faut le démonter intégralement, le sortir du bateau et l’emmener chez le mécano. Des solutions sont trouvées pour sortir le moteur grâce à l’aide de Claude, et de quelques indonésiens. Le moteur arrive au garage.

Quelques jours plus tard, le 15 Juin, arrivent de la Martinique Aurore et Mickael. Ils vont rester jusqu’à la fin du mois d’Août, pour le premier voyage d’ Aeleutheria avec Sirkus Laut. Avant le grand départ, encore moult petites choses à faire, sans compter le moteur, qui mises bout à bout forment au final une liste assez conséquente !

Iris et Aurore commencent par nettoyer la cale moteur, puis s’attaquent à refaire le silicone des deux hublots du carré avec du vrai sikaflex, silicone super étanche, matériau préféré des marins ! Le « Sika » (entre autre matériau) ne se trouve pas sur l’île de Batam, il faut faire un aller retour à Singapour, c’est à dire prendre le ferry, changer de pays, c’est faisable en une grosse journée. C’est la première fois qu’Aurore refait l’étanchéité d’un hublot et manipule cette substance chimique et délicate matière…Une catastrophe et il faudra tout refaire ! Mais encore, Aurore emmène le câble du sondeur jusqu’à la barre, dans le cockpit, où sera installé l’écran de lecture sur une petite table en bois qui servira également à la tablette pour les cartes de nav’, et au compas. Mika s’occupe de remettre en marche les deux moteurs hors-bord yamaha 15 chevaux. Un sera destiné à être vendu ou échangé contre une annexe. Iris refait la porte en teck du bateau qui pourrissait : Sikaflex, ponçage et vernis (7 couches pour l’extérieur !).

Un jour, nouvelle du garage où est le moteur : il faut l’emmener dans un gros garage chinois à Nagoya, la ville à 20 km d’ici pour le tester. Trouver une voiture pour le transporter ne fut pas si simple, surtout pour une femme. Mais finalement, William, un Indonésien qui a un stand au marché, trouve un petit pick-up à louer avec chauffeur, pas le choix. Arrivé à Nagoya, on apprend que le lendemain, la plupart des commerces, y compris ce garage là, ferment pour 10 jours. C ‘est les vacances de la fin du ramadan ! Verdict pour les pièces moteur : il faut acheter 4 chemises et leurs segments, et ramener au moins une chemise au grand garage pour qu’ils puissent tester les pistons. Tout ça, avec les vacances au milieu, est synonyme d’attente. Mais ça n’est pas comme si il n’y avait rien à faire…Ne serait-ce que trouver les pièces pour le moteur. Iris pensait aller en Malaisie, car à Singapour, les prix sont inabordables. Finalement, c’est Rémi qui les commande aux Etats-Unis, livrées à Singapour, pour des prix défiants toute concurrence !

La réalité est qu’il est compliqué de faire chaque chose d’un bout à l’autre, souvent parce qu’il manque du matériel, ou que ça n’est pas le bon. Les vacances ne sont pas là pour nous aider…

Revenons à la liste des choses à faire et des avancées, en vrac :

  • Mika fait des plans pour faire fabriquer des bossoirs par l’entreprise de Boudit, l’ami indo d’Iris. C’est un portique installé à l’arrière du bateau qui sert à fixer les panneaux solaires.
  • Quelques allé-retours sont faits au magasin Yamaha pour les pièces des moteurs hors-bord. Huile moteur, anode, propiler. Il faut y retourner deux fois, ça n’est pas les bons modèles.
  • Sinon, une grande avancée pour la future vie à bord : Aeleutheria a une annexe ! C’est Joeff, un Australien fabricant d’annexes (à des prix exorbitants) pas loin d’ici, qui nous l’a trouvé d’occasion pour un prix raisonnable. La vente d’un des deux moteurs hors-bord va largement la rembourser. C’est une belle grande annexe boudin fond aluminium, qui malheureusement n’est pas parfaite, elle fuit déjà là où elle a été recollé. Joeff va revenir pour tenter de régler ça…
  • A part ça, on a trouvé du gros câble qu’il manquait pour brancher le guindeau électrique.

Le mois de Juin se termine. L’espoir est de partir dans une semaine pour la Malaisie, afin d’obtenir un permis de naviguer . C’est une demande des magasins Jotun pour honorer leur partenariat avec Sirkus Laut. Celui-ci consiste à fournir gratuitement la peinture pour caréner le bateau, ceci pour une durée illimitée !

Revenir ensuite à Batam brièvement pour récupérer la peinture, et repartir en Malaisie pour faire le carénage, parce que c’est beaucoup moins cher là bas de sortir le bateau de l’eau.

Dans cette prochaine semaine, il reste encore à brancher le guindeau, la VHF, le sondeur et le pilote automatique, fabriquer la tablette. Réparer la cuve à gazole, interconnecter et brancher les cuves à eau douce, accastiller et préparer les gréements pour naviguer. Faire faire les bossoirs, vendre un moteur hors-bord. Et bien sûr : aller chercher les pièces du moteur du bateau à Singapour, et le moteur à Nagoya au garage chinois. Le remonter, étanchéifier la cale moteur, et là on pourra partir. Vaste programme !

Autant dire qu’il n’y aura pas le temps de s’ennuyer ces prochains jours à bord d’Aeleutheria !

Pin It on Pinterest