Un peu de repos bien mérité !!!

Un peu de repos bien mérité !!!

Bonjour à  tous !

C’est avec un pincement au coeur que nous vous disons à bientôt ! Effectivement, il est temps pour moi de rentrer en Europe pour travailler un peu. Quant aux filles, elles prennent un peu de vacances bien méritées !
Le projet reprendra dans 2 mois (Janvier 2017).
Nous partons contentes car les travaux ont bien avancé. Il restera quand même quelques bricoles à faire (carénage, réglage de gréement…) et enfin nous pourrons mettre les voiles. D’ailleurs il reste quelques places à pourvoir, vous pouvez me contacter par mail ou par facebook.
Nous avons déjà hâte de repartir et de vous donnez à nouveau des nouvelles…
A très vite !!!

Sea trip

Sea trip

Sous la chaleur tropicale, nous poursuivons les travaux à bord. Finition de l’étanchéité des hublots, démontage, nettoyage et remise en place des winchs.
Il y a quatre ans, les anciens propriétaires du bateau ont caréner en Malaisie : en route pour Kongkong comme point de départ pour la recherche de ce petit port. Notre mission du jour est de savoir si le chantier maritime existe toujours.
Nous voilà alors parties en ferry de Batam, direction Johor Bahur.
Nous avons de minces informations pour trouver ce port: « aller à Masai en bus, puis direction Kongkong et prendre le chemin dans la forêt à droite ». Pas simple à première vue mais les choses se goupillent bien. Nous trouvons assez rapidement, même si nous finissons la route à pied car le taxi man a peur de salir sa voiture dans le chemin boueux.
Le chantier naval est toujours en activité, c’est une super nouvelle car le bateau à déjà  été sorti là bas et le patron de la marina connait bien le voilier. C’est lui qui a refait entièrement l’aménagement intérieur.
Il y a très peu de voiliers en Indonésie, ce n’est donc pas évident de trouver un chantier capable de s’occuper de ce beau deux mats. Nous repartons de Kongkong heureuses et rassurées.

Direction Desaru, une plage au sud-est de la Malaisie. Cela fait un moment que nous bossons sur le bateau non stop, alors nous avons décidé de nous accorder deux jours de repos. C’est après une longue journée de bus, taxi et ferry que nous découvrons Tanjun-Balau, un lieu populaire et familial où nous sommes encore une fois les seules européennes.
Camping sauvage, feu et musique sur la plage ; de quoi nous ressourcer avant d’affronter le tumulte de Singapour.

La course démarre à Singapour, véritable temple de la consommation. Nous commençons par l’informatique. Tout est démesuré, chaque building regorge d’une quantité de magasins, de restaurants, de gens. Une vraie fourmilière ! Nous faisons la connaissance de Dany, un architecte naval séduit par le projet Sirkus Laut. Il nous aide dans nos recherches de matériel et nous pistonne même sur des possibles représentations de cirque dans plusieurs discothèques du quartier de Little India.
Le soir nous sommes accueillies chez Sidoine et sa famille, un expatrié français. Bref moment de répit avant de reprendre la course le lendemain.
Mission du jour: trouver de l’antifouling de l’époxy, des anodes, et panneaux solaires. Mais nous réalisons qu’il nous manque des informations importantes et qu’il n’est pas chose simple de transporter des produits chimiques entres les frontières, c’est l’apprentissage de la vie.
Nous n’avons pas pu acheter tout ce que nous voulions mais nous repartons avec de très bons contacts et de précieux conseils. Singapour est une ville particulière; certains d’entre vous la connaissent déjà … Une ville en pleine ébullition où les mots d’ordres sont : consommation, propreté et rentabilité. C’est une ville plutôt strict où le chewing-gum est interdit, la cigarette tolérée à proximité d’un cendrier et ultra surveillée.
Retour au bateau après quatre jours d’absence. Quel bonheur de rentrer chez soi !
Ce matin tempête… C’est en sursaut que nous avons été réveillées par un énorme bruit métallique. Il est 6h, en moins de deux nous voilà  sur le pont, nous constatons ébahis qu’un ponton se ballade dans le port et vient de percuter la coque du bateau.
Le vent souffle, nous courons chercher le garde.
La tempête se calme… le pont est amarré plus loin, résultat des courses : trois gros pètes sur la coque… heureusement Alehueteria est en acier et les dommages ne sont pas catastrophiques.
Aujourd’hui il pleut, la mousson s’installe, le temps est à  la gravure. Et oui il faut bien qu’on vous envoie des jolies cartes… 😉

Moteur et virée à Pulau Buluh

Moteur et virée à Pulau Buluh

C’est avec un large sourire que nous nous réveillons ce matin.
La dernière semaine a été dense en émotions. Tout d’abord le moteur du bateau a réussi à démarrer avec l’aide d’un mécanicien indonésien. YES ! Vidange de faite ! Ce vieux tagazou s’est remis en marche après quatre ans d’inactivité, il tourne comme une horloge.

Buluh Palau - Sirkus Laut

Buluh Palau

Récurage de la coque, nettoyage de l’hélice, achat de nouvelle batterie, sicaflexe, plexiglace ! Chaque mission est un bout d’aventure mais ça avance. Les gars de la marina nous donnent des coups de main et nous dégotent des bons plans pour parfaire Aeleutheria. Les indonésiens sont très chaleureux et n’hésitent pas à rendre des services.
Durant la semaine, comme prévu, nous sommes allées dormir chez l’habitant. La famille musulmane d’Ima nous a accueilli tel des princesses dans leur humble demeure.
L’égalité entres les sexes est très marquée en Indonésie; les hommes font la cuisine, lavent le linge, s’occupent des enfants. Souvent les deux parents travaillent. Tout le monde est croyant, la communauté musulmane est la plus rependue sur Batam et généralement en Indonésie. Les différentes religions cohabitent simplement et l’accueil est le même partout, les gens sont curieux de nous. Nous essayons de leur expliquer que nous sommes athées et non mariées, il nous semble que ce n’est pas toujours évident à comprendre pour eux.


Costumes enfants - Sirkus Laut

Les costumes traditionnels

 

Chaque île a sa propre culture. Sur Batam nous sommes en terre Melayu (dialecte traditionnel), avec ses spécialités culinaires et rituels spécifiques.
Le premier soir, des amis d’Ima sont venus de Java pour organiser une fête qui aura lieu le surlendemain à l’école. La compagnie internationale pour laquelle ils travaillent a fait un don pour créer une bibliothèque et améliorer les conditions d’étude des élèves. Ils sont venus en France en mai dernier et nous regarde déjà  autrement, comme si le fantasme européen s’était éteint dans leurs yeux.
Le lendemain de cette première nuit, Ima, professeur d’anglais, nous lève à cinq heures du matin pour aller à l’école.

 

 


Elle nous avait informé que le lycée «High school» était sur une autre île, mais nous ne nous attendions absolument pas à prendre une barque taxi qui nous amènera sur une île confetti, Palau de Buluh.
C’est la première fois que l’on découvre de telles architectures : toutes les maisons sont sur pilotis, construites entre mangrove et soutiens de piolet en bois plongé dans l’eau avec, à leurs pieds, des barques pour véhicule.

Débarquement et accueil curieux sur l’île reculée de Buluh. Tout le monde nous regarde comme si l’on venait d’une autre planète, ce qui est plus ou moins le cas !


Village sur l'eau - Sirkus Laut

Le village sur l’eau

Arrivée au Lycée de 187 étudiants venus des îles autours. Les élèves nous montrent du doigt et rigolent, c’est le début d’un interminable mitraillage de photos qui va durer deux jours. On pose comme des stars avec les jeunes, les profs et les habitants. Technologie oblige, n’importe qui a un appareil photo sur son téléphone et est abonné à internet. Nous n’avons jamais été autant prises en photo. Nos têtes doivent circuler sur les réseaux sociaux indonésiens, et dire que tout cela vient d’un mini bout de terre flottant perdu au milieu de nul part.

 

 


 

Malheureusement cette île est farcie de plastique et elle est entourée d’un immense complexe industriel maritime. La pollution est un des problèmes majeurs ici, c’est un spectacle désastreux auquel on assiste tous les jours, la mer et les terres regorgent de cette saleté de plastique.
Mais aujourd’hui, au lycée «SMA NEGERI 11 Batam», place aux grands préparatifs pour la fête de demain. Ima rassemble tous les élèves dans la cour et, munie d’un micro, elle annonce la marche à suivre, puis nous présente comme des «special guests», des artistes, acrobates, venus de France, vivant sur un bateau pour faire un projet de cirque sur les flots. La foule nous acclame. Nous devenons toute rouge à l’idée que le rêve de «Sirkus Laut» devient réalité ! Le discours finit par la prière muslim, «Abdulhah» !

 

 


Cours de Kompang - Sirkus Laut

Cours de Kompang

S’en suit une journée de répétition, Iris et Margot apprennent à jouer du «Kompang» avec le prof de musique, Bilal. C’est un tambour traditionnel qui rythme les danses. Laura fait des croquis et se met en collaboration avec Firman, le prof de design graphique qui va coloriser les dessins à l’ordi. Petite démo d’équilibre par Margot sous le regard ébahit des élèves.
Durant cette journée nous avons également rencontré un pêcheur qui nous a invité à prendre le thé dans sa maison suspendue au dessus de l’eau. Très belle rencontre avec un natif de l’île.
Le lendemain, rebelote, levé 5h et direction Buluh. La cérémonie passe très vite, rythmée de danse, de discours, et de rituels traditionnels.

C’est un événement officiel, le maire de l’île est présent, le patron de la compagnie, l’imame ! C’est Ima qui a tout organisé.

Pendant la matinée on nous invite à se présenter devant les élèves, ainsi nous informons les jeunes à notre projet et activités. Première mise en situation devant un auditoire. Nous transmettons nos idéaux et notre manière d’envisager la vie à travers le projet artistique «Sirkus laut». Les élèves nous écoutent attentivement et nous posent plein de questions.

C’est une forte expérience que nous avons vécue, nous sommes les bienvenues sur cette îles et à l’école, toute proposition est envisageable et le projet prend de plus en plus forme.
Dès notre retour sur Aeleutheria, les missions matos reprennent. Nous pensons aller en Malaisie pour caréner. Nous devons aussi aller à Singapour pour acheter pas mal de choses. On s’ennuie pas à Batam sous la chaleur écrasante.

L’aventure Sirkus Laut prend vie

L’aventure Sirkus Laut prend vie

Résumé de notre arrivée sur Aeleutheria

En ce beau mois d’Octobre 2016, l’aventure Sirkus Laut prend vie.
Nous voilà trois petites nanas en train de récurer le bateau, mettre à jour l’inventaire, revoir l’accastillage et préparer le moteur.
Sirkus Laut - arrivée à bord - 1Au bout de cette première semaine à bord, on commence à voir la charge de travail qui nous attend et ce que l’on a déjà  accompli. Tout devient plus clair pour que Aeleutheria puisse naviguer à nouveau et hisser les voiles en début d’année. Le constat est qu’il y a du travail mais le bateau est sain, solide et superbe.
Remettre en état le voilier, tel est notre mission, et elle n’est pas des moindres car cela fait 4 ans qu’il n’a pas bougé ! Nous découvrons petit à petit où tout se cache et comment le navire fonctionne. Notre première frayeur fût d’ouvrir la vanne de sécurité, ce qui a rempli les cales d’eau salée !

Cela nous a permis de bien nettoyer les fonds, de trouver la bonne vanne et de savoir que nous avons deux pompes d’évacuations en cas d’avarie. Bref, tous les jours la liste s’allonge de chose faites et à faire.Sirkus Laut - arrivée à bord - 2
Nous avons eu la chance dès le troisième jour de rencontrer notre premier contact local, une professeur indonésienne. Elle nous a proposé d’aller visiter son école et de manger chez elle avec toute sa famille. Très belle rencontre avec Ima au marché de «Plaza Fanindo» !
Les rencontres sont la partie inhérente du voyage, ce sont elles qui nourrissent et offrent plus de connaissance et de partage. Le fait de pouvoir concrétiser rapidement ce pourquoi nous sommes venu, nous donne du baume au coeur et de l’énergie à l’ouvrage. Cela permet aussi de faire des pauses entre la mécanique, le récurage et le tri !
L’équipage a aussi fait la rencontre de Robert, un vieux loup de mer australien qui a pour projet d’aller en Europe avec son rafiot. Il nous aide à mettre les mains dans le cambouis, et donne des bons plans pour l’Australie. Rencontre tout aussi riche avec Romain, directeur de l’hôtel voisin, un jeune expat français qui va nous aider à trouver un scooter pour aller chercher matos et vivres. Peut-être aussi la possibilité de proposer un atelier cirque pour son équipe. Affaire à suivre !

Sirkus Laut - arrivée à bord - 3

A Batam, on a pas l’eau tous les jours. Par contre on a droit à des gros orages dans la nuit. La chaleur et les moustiques sont très présents mais bon, on va pas se plaindre parce qu’on mange des fruits exotiques au petit déj !

Enfin voilà , on vous embrasse fort avec un «cum pipi» (la bise indonésienne) !

 

 

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